Chansonnier connu dès les années 1930, il fonde L'Os à moelle, publication irrégulière et humoristique (au nom inspiré par Rabelais?). Dans cet organe du parti loufoque (sic), les petites annonces vendent de la pâte à noircir les tunnels. Le monde pratiquant alors un style différent de loufoquerie, ce journal disparaîtra en 1938. On le verra reparaître, sous la férule du maître, vers 1965, avec des talents nouveaux comme René Goscinny (Les aventures du facteur Rhésus) et Jean Yanne (Les romanciers savent plus causer français en écrivant).
Devenant l'humoriste des émissions en français de Radio Londres à partir de 1943, il y parodie des chansons à la mode pour brocarder le gouvernement de Vichy. On lui doit le slogan célèbre : " Radio Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand " sur l'air de la Cucaracha (chant révolutionnaire d'Amérique latine). Toutefois, il répond sérieusement lorsque Radio-Paris s'en prend aux juifs français réfugiés à Londres, pour qui la France ne compterait pas : son frère en France a bien sur sa tombe l'inscription " mort pour la France ", alors que sur celle de Philippe Henriot chroniqueur de Radio-Paris on écrira " mort pour l'ennemi " après l'avoir fusillé...
Après guerre, il forme avec Francis Blanche un duo, auquel on doit de nombreux sketches (dont l'hilarant Sar Rabindranath Duval, et un feuilleton radiophonique, diffusé de 1956 à 1960 sur Europe 1, Signé Furax auquel la France entière est suspendue.
Une de ses inventions majeures, le Schmilblick, " ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout. Il est rigoureusement intégral ! "
Il a été surnommé par certains le " Roi des Loufoques ", par son aptitude à traquer et créer l'absurde à partir du réel.
- Un concerné n'est pas forcément un imbécile en état de siège pas plus qu'un concubin n'est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine.
- Je voudrais travailler dans un magasin de rêve où l'on ne vendrait que des choses imaginaires.
- Pour trouver une aiguille dans une botte de foin, c'est facile : brûlez la botte et l'aiguille apparaîtra.
- Donner avec ostentation, ce n'est pas très joli ; mais ne rien donner avec discrétion, ça ne vaut guère mieux.
- Avec le mot "si" on peut faire tout ce qu'on ne peut pas faire.
- Rien ne sert de courir si l'on n'est pas pressé.
- Pour voir loin, il faut y regarder de près.
- Il vaut mieux ne rien avoir que d'avoir des choses qui ne servent à rien.
- Les bons crus font les bonnes cuites.
- Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
- Pourquoi, à l'instar des objets, n'existe-t-il pas un bureau des amours perdues et trouvées ?
- Le rire désarme, ne l'oublions pas.
- Il faut mettre un terme aux maîtres.
- Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade.
- S'ennuyer veut dire : ennuyer les autres...
- Quand on a la santé, ce n’est pas grave d'être malade.
- Plus je connais les hommes, plus j'aime les femmes.
- A quoi sert ce progrès dont nos siècles se parent. A quoi sert d'avoir tant vécu? Il n'y a plus de chefs de gare. Mais il y a toujours des cocus !
- Si vous ne vous sentez pas bien, faites vous sentir par quelqu’un d’autre.
- Si Christophe Colomb n’avait rien découvert, Kennedy serait toujours vivant.
- Il vaut mieux prendre ses désirs pour des réalités que de prendre son slip pour une tasse à café.
- La mort n'est en définitive, que le résultat d'un défaut d'éducation puisqu'elle est la conséquence d'un manque de savoir-vivre.
- Ce n'est pas parce qu'en hiver on dit " Fermez la porte, il fait froid dehors ", qu'il fait moins froid dehors quand la porte est fermée.
- Si Galilée revenait sur terre, il s'écrierait devant une mauvaise comédienne de cinéma " Et pourtant elle tourne ! "
- Rien ne sert de pisser si on n'en a pas envie
- On ne peut ruiner que celui qui fut riche Et l'on ne peut tromper que celui qu'on aima...
- Ne faites pas à autrui ce que vous pouvez faire le jour même.