Depuis 2002, Israël érige en Palestine un mur de béton de huit mètres ou une clôture métallique, avec barbelés électrifiés de trois mètres de haut équipés de testeurs électroniques, avec des tranchées de part et d’autre, une « zone de sécurité » de 30 à 100 mètres de large permettant les patrouilles militaires, des tours de contrôle et de tirs. A terme, 650 kilomètres de clôtures, barbelés, miradors…
- 72 200 Palestiniens séparés de leurs terres donc de leurs moyens d’existence.
- 30 puits et 35 000 mètres de canalisations détruits.
- 102 000 arbres arrachés (oliveraies, vergers…)
- 1 402 familles expulsées.
- On estime qu’entre 90 000 et 210 000 Palestiniens vont être déplacés de leur maison.
Avis de la Cour Internationale de Justice, 9 juillet 2004
« Le mur tel que tracé, et le régime qui lui est associé, portent atteinte de manière grave à de nombreux droits des Palestiniens habitant dans le territoire occupé par Israël sans que les atteintes résultant de ce tracé puissent être justifiées par des impératifs militaires ou des nécessités de sécurité nationale ou d’ordre public » (§ 137).
La Cour affirme aussi « l’obligation pour Israël de respecter et pour l’ensemble de la communauté internationale de faire respecter les obligations découlant du droit international humanitaire et relatif aux droits de l’Homme, notamment, le droit à l’autodétermination du peuple Palestinien et l’illégalité des colonies ».